Le limogeage du sélectionneur national Guillaume Moulec continue de susciter de vives réactions dans le paysage sportif local. Alors que les raisons officielles de cette décision restent floues, une prise de parole inattendue vient relancer le débat : celle du préparateur physique Geraldo Marc, publiée sur une page Facebook dédiée aux passionnés de football mauricien, Moris Football Fans.
Dans ce message au ton particulièrement incisif, Geraldo Marc affirme que les dysfonctionnements de la sélection nationale ne trouvent pas leur origine au niveau du staff technique. « Le problème ne vient pas des entraîneurs au sein de la sélection nationale », écrit-il, pointant plutôt du doigt des décisions prises en dehors du cadre sportif.
Il décrit notamment un système où les choix du sélectionneur seraient remis en question après coup. Selon lui, lorsqu’un coach convoque un groupe élargi – jusqu’à 25 joueurs – plusieurs éléments peuvent être écartés une fois la liste soumise. « Cinq à six joueurs sont parfois retirés, non pas pour des raisons sportives, mais parce qu’ils ne font pas partie du cercle souhaité », dénonce-t-il.
Une déclaration lourde de sens, qui met en lumière de possibles interférences dans la gestion sportive et alimente les interrogations sur la gouvernance du football mauricien.
Le préparateur physique va encore plus loin, estimant que le changement d’entraîneur ne constitue qu’une réponse superficielle à un problème plus profond. « Même en faisant venir des entraîneurs du calibre de Pep Guardiola ou Jürgen Klopp, tant que les décisions se prennent ailleurs, le problème ne sera jamais résolu », insiste-t-il.
Cette sortie publique, relayée sur les réseaux sociaux, intervient dans un climat déjà tendu autour des performances de la sélection nationale et de sa gestion interne. Elle pourrait bien marquer un tournant, en brisant une forme de silence autour des coulisses de l’équipe nationale.
À ce stade, aucune réaction officielle n’a été enregistrée du côté des instances dirigeantes. Mais une chose est certaine : cette prise de parole, venue de l’intérieur, risque d’amplifier les pressions en faveur d’une plus grande transparence dans la gestion du football mauricien.