Septembre 1991 – septembre 2025 : 34 ans depuis que Navin Ramgoolam s’est fait élire pour la première fois dans la circonscription numéro 5, Pamplemousses/Triolet. Il devint alors Leader de l’opposition puisque son alliance avec le PMSD allait perdre les élections de 1991 face à l’alliance MSM-MMM. Navin Ramgoolam s’est avant tout, quatre victoires électorales et 14 ans de Prime Ministership and counting…
Navin Ramgoolam, né le 14 juillet 1947, est une figure emblématique de la politique mauricienne, même si son parcours a été marqué par des hauts et des bas. Fils de Sir Seewoosagur Ramgoolam, Premier ministre de 1967 à 1982, Navin a longtemps évolué dans l'ombre de son père. Bien qu'il ait consacré une grande partie de sa vie à des études en médecine au Royaume-Uni, c’est seulement après le décès de son père en 1985 qu’il commence à faire parler de lui. Son premier pas en politique se fait en 1987, lorsqu'il envisage un partenariat avec le Mouvement militant mauricien (MMM) à travers le Mouvement travailliste démocrate (MTD). Cependant, cet intérêt s’évanouit rapidement.
Ce n'est qu'en 1990 que Navin Ramgoolam s'engage réellement dans la sphère politique, se positionnant comme un opposant farouche au projet de république proposé par Sir Anerood Jugnauth. Sa détermination, lorsqu’il déclare qu'il "fera avorter ce projet" à un meeting à La Louise, marque le début d'une carrière politique tumultueuse. Malgré une première défaite aux élections de 1991, il devient leader de l’opposition et continue d'attirer l’attention.
Son ascension culminera avec son élection en tant que Premier ministre en 1995, mais cette période est entachée par des critiques sur sa gestion, notamment lors des émeutes de 1999. Après avoir retrouvé le pouvoir en 2005 et en 2010, son mandat est assombri par des scandales.
Les déroutes électorale de 2014 et 2019 marquent un tournant tragique dans sa carrière. Même si sa réputation a souffert, Navin Ramgoolam reste une figure incontournable de l’histoire politique mauricienne, symbole d’une époque où la politique était teintée de promesses et de désillusions.
