L’État ne financera pas la construction du centre culturel tamoule : « c’est l’arnaque du siècle », dit Devarajen Kanaksabee.


La réponse du ministre des Arts et de la Culture, Mahen Gondeea, a eu l’effet d’une pilule amère pour la communauté tamoule de Maurice. Figure emblématique de la communauté en question, Devarajen Kanaksabee se livre à cœur ouvert lors d’un entretien téléphonique avec topnews.mu. Il est catégorique : « La communauté a été bernée. Nous ne reculerons devant rien. »

D’emblée, Devarajen Kanaksabee nous dit : « Depuis toujours nous finançons la construction de 200 kovils avec les contributions de nos membres de la communauté en entier. Zot pe penser nou pas pou kapav construire enn centre culturel ? » Ce membre très engagé socialement ne passe pas par quatre chemins pour dire ce qu’il ressent. « C’est l’arnaque du siècle. On ne peut nous donner un terrain de l’État et nous dire d’aller construire notre centre de nos poches. Où est la logique ? », dit Devarajen Kanaksabee, qui insiste sur le fait que le gouvernement actuel avait promis pendant la campagne électorale de 2024 la restitution du terrain et la construction du centre culturel.

Il va plus loin dans ses explications. « Gouvernement so la terre, li nomme so dimoune et li dire nou monte batiment la ek nou cash, après li pou faire ceki li envi ek batiment la. Nou pas pou capave faire nanier. Samem ki appel Aster Esclavaz ek ou cash parski ou pas pou ena aukenn independance et liberte pou faire cultiver la propager. Dimin, politicien : « Pou vin' faire gran' gran' discours ou pou bizin rest trankil », dit-il. Par ailleurs, il demande des réponses concernant les Rs 50 millions allouées par l’ancien gouvernement pour la construction d’un centre culturel tamoule à Côte d’Or.

Devarajen Kanaksabee dit que la communauté tamoule est aujourd’hui en colère contre le gouvernement. « Zot ine embêté nou », affirme-t-il. Ce dernier annonce ainsi la tenue d’une réunion à Grand-Baie prochainement où ils passeront en revue cette situation mais aussi une autre promesse non-tenue concernant un congé public le jour du Tamizh Puttandu, soit le 14 avril. « Tigre pas peur pou boire dile so plusieurs fois et sane fois la nou pas pou reculer devant nanier », avance Kanaksabee.

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