Le gouvernement mauricien a réagi, ce mardi, à un message du président américain Donald Trump concernant l’archipel des Chagos, un sujet qui s’inscrit, selon les autorités, dans un contexte géopolitique international plus large impliquant plusieurs partenaires, notamment autour de la question du Groenland.
Dans un communiqué émis par le Bureau de l’Attorney General, Maurice rappelle que cette prise de position intervient après que le traité conclu entre le Royaume-Uni et la République de Maurice sur les Chagos a été qualifié par les États-Unis d’« accord historique ». Une évolution qui, reconnaît le gouvernement, peut soulever certaines interrogations.
Les autorités mauriciennes soulignent toutefois que l’accord sur les Chagos a été négocié, conclu et signé exclusivement entre le Royaume-Uni et Maurice. Elles indiquent attendre que Londres mène à son terme le processus législatif déjà engagé, actuellement en cours à la Chambre des Communes, afin de permettre une ratification dans les meilleurs délais.
Le gouvernement mauricien dit également prendre note avec satisfaction des premières déclarations du gouvernement britannique, lesquelles confirment que l’accord est conforme au droit international et réaffirment la volonté du Royaume-Uni de procéder à sa ratification.
Enfin, Maurice rappelle que, depuis plus de soixante ans, la question des Chagos demeure une profonde injustice. La souveraineté de la République de Maurice sur l’archipel est, selon le communiqué, déjà reconnue sans ambiguïté par le droit international et ne devrait plus faire l’objet de débat. Le gouvernement appelle ainsi à la mise en œuvre rapide du traité, dans le strict respect des engagements pris.