La Government Services Employees Association (GSEA) a officiellement interpellé le ministère des Services Publics et des Réformes administratives, au sujet de la procédure engagée pour l’application des recommandations salariales issues du dernier exercice de révision.
Dans une correspondance datée du 7 janvier 2026, adressée au Secrétaire à la Fonction publique, l’association syndicale indique avoir pris connaissance de la Circular Note No. 30 du 19 décembre 2025, par laquelle les fonctionnaires sont invités à remplir individuellement un formulaire d’option au plus tard le 18 mars 2026.
La GSEA estime toutefois que cette démarche va à l’encontre des dispositions prévues par la loi. Le syndicat attire l’attention du ministère sur l’article 62A(2) de l’Employment Relations Act 2008, tel qu’amendé, qui stipule que lorsqu’un syndicat reconnu existe, les recommandations du Pay Review doivent faire l’objet de négociations collectives entre l’employeur et le syndicat, en vue de la signature d’un accord collectif.
Selon l’association, les cadres et grades pour lesquels la GSEA bénéficie d’une reconnaissance syndicale devraient donc être concernés par des réunions de négociation collective, plutôt que par une procédure reposant sur des choix individuels des fonctionnaires.
En conséquence, la GSEA demande formellement au ministère de convoquer des séances de négociation collective pour les catégories concernées, et ce en lieu et place des formulaires d’option individuels actuellement en circulation. Le syndicat souligne que cette approche serait conforme à l’esprit de la législation du travail et garantirait un traitement équitable et transparent des employés de la fonction publique.
La lettre, signée par le président général de la GSEA, Prakash Baluckram, insiste enfin sur le caractère urgent de la demande et appelle les autorités à une considération rapide de la question.
Cette prise de position relance le débat sur la méthode d’application des recommandations salariales dans la fonction publique, à un moment où les attentes des fonctionnaires et les enjeux de dialogue social restent particulièrement sensibles.