Tensions au Parlement : Mohamed s’excuse, Duval n’en démord pas…


Mardi dernier, l'Assemblée nationale a été le théâtre d'une échauffourée inattendue entre Shakeel Mohamed et Adrien Duval. Le ministre du Logement et des Terres a reconnu avoir eu un « comportement déplacé » envers le Whip de l’Opposition, dans un climat déjà tendu. Après des échanges houleux, il a présenté ses excuses, arguant que les « propos insultants » du député bleu avaient enflammé la situation.

Cet incident a mis en lumière une fois de plus les tensions qui marquent le paysage politique actuel. Le PMSD, visiblement en colère, a dénoncé la « tyrannie du nombre » exercée par la majorité, accusant cette dernière de chercher à déstabiliser Adrien Duval. De son côté, Shakeel Mohamed semble aspirer à un dialogue plus constructif, invitant son collègue à adopter une approche collaborative au sein de l’hémicycle.

La séance du 25 novembre a rappelé les tumultes du passé politique, provoquant même la première suspension des travaux sous le mandat de la Speaker Shirin Aumeeruddy-Cziffra. L’incident a débuté avec une question de Franco Quirin au ministre Deven Nagalingum, mais a vite dérivé, illustrant les difficultés de communication qui persistent au sein de cette Assemblée tumultueuse.

Dans une publication sur Facebook, Adrien Duval réagit aux excuses de Shakeel Mohamed. «  Il devient trop facile — et surtout trop arrangeant — de recourir systématiquement aux insultes abjectes et au bullying à mon égard pour noyer le poisson et détourner l’attention dès que surgissent des sujets extrêmement embarrassants pour le gouvernement. Certains membres de la majorité en ont fait une véritable stratégie : provoquer, insulter et faire déraper la séance pour fuir une question d’intérêt public, profitant d’un arbitre trop souvent dépassé par les événements, puis s’excuser une fois le mal fait, surtout une fois la question passée. Paul Bérenger en est un exemple récurrent », explique le député bleu. 

Pour Adrien Duval, « l’atteinte ainsi portée à la démocratie et au droit légitime de l’opposition demeure, elle, irréparable. Sur le plan personnel, je n’en veux pas à Shakeel Mohamed ; toutefois, s’agissant du fonctionnement démocratique du Parlement et du droit de l’opposition de demander des comptes au gouvernement, ses excuses ne valent rien ». 

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