La semaine politique, déjà marquée par des tensions internes au MMM, prend une tournure plus sensible avec une controverse qui touche directement aux principes de bonne gouvernance.
En cause : la présence remarquée de Nitish Nastili, président de la Drain Infrastructure Construction Ltd (DICL), lors d’une réunion d’un comité régional du MMM, aux côtés du ministre de tutelle. Une situation qui soulève des interrogations légitimes quant à la frontière entre responsabilités institutionnelles et engagement politique.
Car au-delà de la symbolique, la fonction même de président de la DICL impose une exigence élevée d’indépendance. En effet, le président du conseil d’administration joue un rôle clé dans l’attribution des contrats publics. Il supervise les décisions stratégiques et peut être appelé à exercer une voix prépondérante, le fameux casting vote, en cas de désaccord au sein du board. Autrement dit, il est au cœur de mécanismes décisionnels sensibles, impliquant des enjeux financiers importants.
Dans ce contexte, toute proximité visible avec une autorité politique en particulier avec le ministre de tutelle pose un problème de perception, sinon de principe. Car en matière de gouvernance, la question n’est pas uniquement celle de l’intégrité réelle, mais aussi celle de l’intégrité perçue.
Un président de board appelé à arbitrer des décisions potentiellement contestées doit non seulement être indépendant, mais aussi apparaître comme tel, en se tenant à distance des activités politiques partisanes.