La diffusion de la première bande sonore sur la page YouTube ‘tonn lake sat’ dans la soirée du lundi 15 septembre a envoyé une onde de choc dans le monde politique. En dehors, du langage ordurier qu’on prête à la voix de Tevin Sithanen, fils du gouverneur de la banque centrale, Rama Sithanen, c’est le teneur de la conversation qui fait froid dans le dos. Une deuxième bande sonore diffusée mardi après-midi n’est pas meilleure !
Le langage choque ! Les avocats de Tevin Sithanen tentent de mettre ces bandes sonores sur le dos d’une fabrication, nous savons pertinemment que Aditi Boolell et Stephan Adam ont affirmé dans la presse avoir eu cette conversation avec Tevin Sithanen le jour du dépouillement. Ce qui est encore plus choquant, c’est le rôle de Rama Sithanen qui se sert de ses pouvoirs de Gouverneur pour faire un communiqué dans le but de prendre position pour Tevin Sithanen. L’amour du père pour son fils, c’est beau.
Dysfonctionnement généralisé…
Il est indéniable que nous vivons un moment de profond malaise au sein de notre société. Après avoir été choqués par le langage brut et l’agression verbale d’Aditi Boolell, il est essentiel de se pencher sur la déliquescence qui menace nos institutions. Peu importe si la voix menaçante au bout du fil appartient à Tevin Sithanen ou non, cette situation soulève de sérieuses questions sur l’intégrité de notre système.
Quand une voix anonymisée évoque l’arrestation d’Aditi Boolell, cela ébranle les fondements mêmes de notre confiance dans la police. Cette menace soulève un constat inquiétant : l’indépendance des forces de l’ordre est mise à mal, et avec elle, la confiance du public en ces institutions censées garantir notre sécurité. Il n’y a pas que l’individu qui est touché ici, mais le principe même d’un État de droit.
Rappelons-nous que peu après la victoire de l’Alliance du Changement, l’attention nationale était focalisée sur des affaires telles que la MIC, Menlo Park et Pulse Analytics. Alors que la population célébrait l’éradication d’un régime oppressif, elle ne se doutait pas qu’en seulement dix mois, le pays verrait l’installation d’une « latrine » à la tête de son institution financière maîtresse. Ce terme, bien que fort, souligne le mépris croissant pour la compétence et l’intégrité qui devraient être les piliers de ces entités.
La prophétie de cette voix anonyme semble anticiper un avenir sombre, où les institutions se corrompent et où le citoyen perd toute foi en un système déjà vacillant. La gravité de la situation ne peut être sous-estimée. Nous devons tous prendre conscience de ce pourrissement. Chaque individu a un rôle à jouer pour restaurer la confiance, exiger la transparence et défendre l’intégrité de nos institutions. Il est temps de faire entendre notre voix, avant qu'il ne soit trop tard. Alors que la population célébrait jusqu’à fort tard la libération du pays de Lakwizin du MSM, loin était-elle de se douter qu’elle verra en 10 mois seulement l’installation d’une Latrine à la tête de l’institution financière la plus importante du pays.