La sincérité en politique est une chose merveilleuse. Surtout… quand elle dure plus longtemps qu’un cycle électoral. Après une défaite, certains deviennent soudain très courageux. Les diagnostics fusent, les vérités tombent comme la pluie en février. On dénonce alors le fameux « One-Man Show » de Navin Ramgoolam, on appelle à un renouveau, on parle de démocratie interne, de leadership à repenser. Bref, on découvre presque une vocation de réformateur.
Puis le temps passe. Le parti revient au pouvoir. Et là, miracle politique : le « One-Man Show » devient subitement un « leadership fort et visionnaire ». Celui qu’il fallait hier remettre en question devient aujourd’hui quelqu’un qu’il faut… soutenir, accompagner, et surtout ne pas contrarier.
En politique, on ne retourne jamais sa veste. On la réajuste simplement selon la météo.