Moka a accueilli, mercredi dernier, un rendez-vous stratégique qui pourrait bien influencer l’avenir du développement des compétences à Maurice. Réunissant décideurs publics, institutions de formation, représentants du secteur privé et experts du capital humain, l’atelier national organisé par l’Association of Registered Private Training Institutions (ARPTI) a placé au cœur des débats une question essentielle : comment préparer Maurice aux métiers de demain ?
Placée sous le thème « Shaping the Future of the Capacity Building Sector in Mauritius », cette rencontre a permis d’engager une réflexion approfondie sur les mutations qui transforment actuellement le monde du travail. Intelligence artificielle, digitalisation, nouvelles compétences, employabilité et compétitivité internationale ont dominé les échanges.
Présent en tant qu’invité d’honneur, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Science et de la Recherche, le Dr Kaviraj Sukon, a insisté sur l’importance du capital humain dans la réussite économique du pays. Selon lui, Maurice ne pourra relever les défis liés à l’innovation et à la transformation numérique qu’à travers une collaboration renforcée entre les institutions de formation, le gouvernement et le secteur privé.
Le ministre a également réaffirmé sa volonté de voir Maurice s’imposer comme un véritable pôle régional du savoir, de la recherche et du développement des compétences, capable d’attirer talents, investissements et opportunités dans la région.
Autre moment fort de la journée : le Fireside Chat animé par le Junior Minister aux Affaires étrangères, à l’Intégration régionale et au Commerce international, Rajen Narsinghen. Celui-ci a plaidé pour une reconnaissance accrue du secteur du développement des compétences comme moteur de croissance économique.
Pour le Junior Minister, Maurice dispose d’atouts considérables pour devenir une plateforme régionale de référence en matière de formation, d’innovation et de transfert de connaissances, notamment à destination des pays de l’océan Indien et du continent africain.
Le président de l’ARPTI, Jai Lallbeeharry, a pour sa part souligné l’urgence d’anticiper les besoins futurs du marché du travail. Face à l’évolution rapide des technologies et des modèles économiques, il estime que le dialogue entre les différents acteurs du secteur est devenu indispensable afin de garantir l’adéquation entre les compétences développées et les attentes des employeurs.
Au-delà des discussions institutionnelles, les participants ont également abordé des enjeux concrets tels que l’employabilité des jeunes, la formation continue, l’innovation pédagogique et l’internationalisation du secteur éducatif mauricien.
Des représentants de la Higher Education Commission (HEC), de l’Economic Development Board (EDB), de la Mauritius Association of HR Professionals (MAHRP), ainsi que plusieurs acteurs du secteur privé et de la formation, ont pris part à cette journée de réflexion.
À travers cette initiative, l’ARPTI entend renforcer son rôle dans la modernisation de l’écosystème de formation mauricien. L’ambition affichée est claire : faire du développement des compétences non seulement un levier d’employabilité, mais également un pilier stratégique de la transformation économique de Maurice et de son rayonnement régional.