Journée mondiale du Psoriasis : Karan 69 ans, raconte son vécu


Karan, un homme de 69 ans, souffre de psoriasis, une maladie chronique de la peau qu'il a apprise à connaître depuis l'âge de 17 ans. Son témoignage résonne avec une profonde tristesse et une résilience admirable.

« Je me souviens du jour où tout a commencé, » raconte Karan, la voix tremblante. À cette époque, il était un jeune homme plein de rêves, désireux de découvrir le monde et de vivre chaque moment avec intensité. Mais le psoriasis a façonné son existence d’une manière qu’il n’aurait jamais pu imaginer. Les premières plaques rouges, squameuses et démangeaisons incessantes, sont apparues comme un intrus dans sa jeunesse. « J'étais terrifié. Je ne comprenais pas cette maladie. Et moins encore comment elle allait changer ma vie. ᄏ

Au fil des années, Karan a dû faire face à de nombreux défis. La stigmatisation sociale liée aux maladies cutanées a pesé lourdement sur son cœur. « À l’école, les gens ne savaient pas quoi penser de moi. Certains élèves me regardaient avec mépris ou faisaient des blagues cruelles. Ça m’a laissé des cicatrices bien plus profondes que celles sur ma peau », confie-t-il. Bien qu'il ait cherché des traitements – des crèmes topiques aux médicaments plus agressifs – la maladie ne l’a jamais vraiment quitté. Chaque poussée, chaque rechute, lui rappelait la fragilité de sa condition.

La solitude est souvent venue frapper à sa porte. « Même lorsque j’étais entouré de ma famille, je me sentais incompris. Les gens ne réalisent pas à quel point vivre avec une maladie chronique peut être isolant. Ils voient les marques sur ma peau, mais ils ne voient pas la bataille qui se joue à l’intérieur », explique Karan avec une pointe de mélancolie dans les yeux. Le psoriasis a non seulement affecté son apparence physique, mais aussi son état émotionnel. Les moments d’anxiété et de dépression ont été fréquents, alimentés par la peur de ne jamais pouvoir s’épanouir pleinement.

À un moment donné, Karan a décidé de prendre les choses en main. Il a commencé à partager son expérience avec d’autres personnes souffrant de psoriasis, cherchant à créer un espace de soutien et de compréhension. « J'ai réalisé que beaucoup d'autres traversaient les mêmes épreuves. Parler de ma maladie m'a aidé à me sentir moins seul et à donner une voix à ceux qui souffrent en silence. » C’est grâce à cette communauté qu’il a trouvé un certain réconfort, même si les douleurs physiques et émotionnelles demeurent omniprésentes.

Aujourd’hui, Karan continue de vivre avec le psoriasis. Chaque jour est une nouvelle lutte, mais il a appris à apprivoiser sa condition. « Je ne peux pas contrôler la maladie, mais je peux contrôler ma réaction face à elle. » Il participe à des ateliers de sensibilisation afin d’éduquer les autres sur cette affection, espérant briser le cycle de l’ignorance et de la stigmatisation. 

Dans son cœur, Karan porte le poids de toutes les années de lutte. Un poids qui, bien qu'il soit lourd, est devenu une part intégrante de son identité. Alors qu’il regarde vers l’avenir, il reste vigilant, mais porte également en lui un espoir fragile. « Peut-être qu'un jour, les gens comprendront mieux ce que c'est que de vivre avec le psoriasis. Peut-être que ma voix fera une différence. ᄏ

Le témoignage de Karan nous rappelle à quel point la compassion et la compréhension peuvent éclairer le chemin de ceux qui vivent avec des maladies invisibles. Chaque histoire mérite d'être entendue, chaque douleur reconnue, car derrière chaque visage se cache une histoire unique.

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