11 novembre 2025 – Un an après le 60-0 : De l’euphorie à la désillusion


Il y a exactement un an, le 11 novembre 2024, Maurice vivait l’un des résultats électoraux les plus spectaculaires de son histoire.
L’Alliance du Changement, menée par Navin Ramgoolam, remportait les 60 sièges du Parlement.
Le pays était en liesse. L’espoir d’un renouveau national semblait enfin à portée de main.

Douze mois plus tard, cet espoir s’est évaporé.

Aujourd’hui dominent la déception, la désillusion et un profond sentiment de trahison.


Une victoire bâtie sur du sable

Comme on dit si bien : « Bien mal acquis ne profite pas. »
Cette alliance est arrivée au pouvoir portée par la vague Mr Moustass, un phénomène en ligne basé sur des enregistrements illégaux et invérifiables, et soutenue par une avalanche de promesses électorales irréalistes.

La stratégie a fonctionné.
Les promesses ont été crues.
Et le 60-0 est tombé.

Mais un pouvoir bâti sur l’illégalité, l’opacité et la manipulation peut-il réellement gouverner ?
L’année écoulée apporte la réponse.


Coût de la vie : la promesse stars du programme… et la première trahison

L’Alliance du Changement avait fait de la lutte contre la cherté de la vie son cheval de bataille.
On nous avait promis une baisse des prix, voire une normalisation rapide du pouvoir d’achat.

Un an plus tard :

  • Les prix dans les supermarchés augmentent chaque semaine.
  • Les familles sont plus étouffées qu’avant les élections.
  • Les aides sociales aux plus démunis ont été réduites.
  • Les Mauriciens atteignant 60 ans se sont vu retirer leur pension, dans la confusion et sans consultation.

Une population qui espérait un soulagement se retrouve frappée plus durement encore.


Un gouvernement animé par la vengeance plutôt que la réforme

Dès les premières semaines au pouvoir, le ton était donné.
Au lieu de rassembler, on a voulu punir.
Au lieu de bâtir une nation, on a lancé des représailles politiques.
Dans un pays aussi petit que Maurice, où les compétences sont rares, une telle stratégie relève de l’absurdité.

Même avec 60 députés, l’alliance a gouverné avec une insécurité palpable.
Pendant des mois, elle n’a eu de cesse de blâmer l’ancien gouvernement.

Mais un an plus tard, cet alibi ne tient plus.
Ce que vit le pays aujourd’hui est le produit direct de leurs choix.


Un leadership absent, une nation à la dérive

Le pays manque de vision.
Le pays manque de direction.
Le pays manque d’un véritable chef.

Navin Ramgoolam a toujours été critiqué pour son incapacité à décider, à gérer, à agir avec rapidité et lucidité. Cette année n’a fait que confirmer ces faiblesses.

Alors que le monde traverse de profonds bouleversements géopolitiques et technologiques, Maurice reste immobile :

  • L’intelligence artificielle provoque déjà des centaines de milliers de pertes d’emplois dans les pays développés.
    Ici, aucune stratégie nationale, aucune commission, aucune réflexion pour protéger l’emploi mauricien.
  • La toxicomanie explose au grand jour : chaque jour, des jeunes ressemblent à des zombies dans nos rues.
  • Le déclin démographique s’accélère.
    Et au lieu d’encourager les familles, le gouvernement coupe les allocations maternité et les aides à l’enfance, pourtant essentielles pour relancer la natalité.

Avec une majorité absolue, l’alliance aurait pu engager de grandes réformes.
Elle aurait pu moderniser le pays.
Elle aurait pu préparer l’avenir.

Au lieu de cela, nous avons eu l’immobilisme.


Des politiques improvisées et une gestion chaotique

La tentative de réforme des pensions en est l’exemple parfait.
Plutôt que de consulter, on a caché les intentions jusqu’à la dernière minute.
Résultat : confusion, frustration, tensions.

Ce schéma se répète dans presque tous les secteurs :
absence de cohérence, absence de vision, absence d’écoute.


Quel avenir pour les quatre années restantes ?

Si ces douze premiers mois annoncent la suite, le pays doit s’attendre à :

  • encore plus de stagnation
  • des décisions favorisant les plus aisés
  • une aggravation des difficultés pour les classes moyennes et populaires
  • un désintérêt total pour les aspirations des jeunes
  • des fractures internes au sein de l’alliance
  • un renforcement du népotisme et de la corruption

Maurice méritait mieux.
Les Mauriciens avaient cru à mieux.
Ils ont reçu l’inverse.


Un anniversaire amer

En cette date du 11 novembre 2025, nous ne célébrons pas une victoire électorale, mais une leçon politique.

L’euphorie n’est pas la gouvernance.
Les promesses ne sont pas les réformes.
Et un pouvoir sans vision mène toujours à la catastrophe.

Joyeux anniversaire, peuple admirable!

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