Pains moisis dans un shelter à Cap Malheureux : une enquête sérieuse s’impose


À Cap Malheureux, les faits sont accablants. Dans un shelter relevant du ministère de l’Égalité des genres et de la protection des enfants, du pain burger moisi a été retrouvé dans le sac d’un enfant prêt à partir à l’école. Une découverte faite par un parent, qui soulève une question simple : comment en est-on arrivé là ?

Ce n’est pas un incident isolé qu’on peut balayer d’un revers de main. C’est un révélateur.
Un révélateur d’un manque de contrôle, d’un défaut de supervision, et d’une chaîne de responsabilité qui semble inexistante. Ces enfants, âgés de 3 à 17 ans, sont parmi les plus vulnérables du pays. Ils sont confiés à l’État pour être protégés. Et pourtant, on leur sert de la nourriture impropre à la consommation. Cela dépasse la négligence. Cela interroge directement la gestion du ministère.

Où sont les inspections sanitaires ? Qui valide les repas ? Quels mécanismes de contrôle sont réellement en place ? Et surtout, comment un ministère chargé de la protection des enfants peut-il laisser passer une telle dérive ? La responsabilité politique est inévitable.

Car au-delà de l’administration, c’est la ministre elle-même qui doit rendre des comptes. Lorsqu’un ministère faillit sur une mission aussi fondamentale que l’alimentation d’enfants placés, c’est toute sa crédibilité qui vacille. Et dans ce contexte, une autre question s’impose, plus large, plus politique :
peut-on prétendre à des responsabilités encore plus élevées lorsqu’on ne parvient pas à assurer les bases au sein de son propre ministère ?

Le silence, ici, ne protège personne. Il aggrave le problème. Ce dossier exige des réponses rapides, une enquête transparente et des mesures immédiates. Mais surtout, il impose une prise de responsabilité claire. Parce qu’un pays ne se dirige pas seulement avec des discours. Il se dirige avec des actes. Et aujourd’hui, ces actes font défaut.

Previous Politique : Ramgoolam réclame du temps… le pays n’en a plus
Next From 'Ale Navin' to 'Asse Navin' : la lune de miel écourtée