Politique : Ramgoolam réclame du temps… le pays n’en a plus


Encore un mandat. Parce que visiblement, un seul ne suffit pas pour “réparer les dégâts”.
À écouter Navin Ramgoolam, le pays serait un chantier tellement abîmé qu’il faudrait presque une garantie prolongée, version politique, pour espérer voir le bout du tunnel. Le problème, c’est qu’en attendant les réparations… la maison continue de prendre l’eau.

Depuis 18 mois, les Mauriciens découvrent une étrange méthode de gouvernance : expliquer, encore et encore, pourquoi ça ne va pas, mais beaucoup moins comment ça va s’arranger. Le coût de la vie grimpe comme un abonnement premium qu’on n’a jamais demandé, la dette s’empile tranquillement, et le pays donne parfois cette impression désagréable d’être en mode veille.

Côté promesses, le stock était pourtant impressionnant. On nous parlait de relance, de souffle nouveau, de redressement rapide. Résultat ? Une économie qui toussote, un pouvoir d’achat sous pression, et une population qui commence sérieusement à se demander si le GPS du gouvernement n’est pas bloqué sur “recalcul en cours”. Et puis il y a la drogue. Grand chantier annoncé, priorité nationale affichée. Mais sur le terrain, le problème semble toujours aussi enraciné. Comme si, là aussi, il fallait… un autre mandat pour commencer à s’y attaquer vraiment.

Alors oui, demander du temps, ça peut se comprendre. Mais demander encore un mandat alors que le premier laisse un goût d’inachevé, ça frôle le pari audacieux. Ou le sketch bien rodé. Parce qu’à force de parler des erreurs des autres, on finit par oublier que gouverner, ce n’est pas commenter l’héritage… c’est écrire le présent.

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