Investiture de Denis Sassou Nguesso : quand la presse congolaise “oublie” Navin Ramgoolam


À Brazzaville, l’investiture de Denis Sassou Nguesso a pris des allures de démonstration de force diplomatique africaine. Chefs d’État, délégations officielles, messages d’unité continentale : tout était réuni pour marquer l’importance stratégique de l’événement.

Dans les colonnes de la presse congolaise, les noms des figures majeures du continent ont été largement relayés. Paul Kagame, Azali Assoumani, Faustin-Archange Touadéra ou encore Brice Clotaire Oligui Nguema ont occupé le devant de la scène médiatique, symbolisant une Afrique politique rassemblée.

Mais au milieu de cette vitrine continentale, une absence intrigue : celle de Navin Ramgoolam. Ni mention notable, ni mise en avant dans les comptes rendus. Comme si la présence du Premier ministre mauricien était passée sous les radars médiatiques congolais.

Un simple oubli ? Peut-être. Mais dans un exercice aussi codifié que la communication autour d’une investiture présidentielle, chaque nom cité – ou non – a son importance. La visibilité médiatique est aujourd’hui un prolongement direct de l’influence diplomatique.

Ce silence pose alors une question plus large : Maurice peine-t-elle à exister dans le narratif africain dominant ? Ou s’agit-il d’un défaut de projection et de positionnement dans ces grands rendez-vous où se construit l’image des leaderships du continent ? Car au-delà de la présence physique, c’est bien la perception qui compte. Et dans ce cas précis, la perception est claire : aux yeux de la presse congolaise, Maurice n’a pas pesé dans l’événement.

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