Tour de passe-passe du gouvernement : l’essence en baisse et ‘Dood monté hogal ba’


Le gouvernement nous a récemment gratifié d'une nouvelle économique qui, à première vue, semblait relever de la générosité pure: une baisse de Rs 2,75 sur le prix de l'essence, effective dès hier, le 3 novembre. Une décision applaudie, prise par le Petroleum Pricing Committee (PPC), signalant un allègement bienvenu pour les automobilistes. Ce geste, d'une portée symbolique certaine, nous a permis de rêver, l'espace d'une journée, à une légère détente de notre pouvoir d'achat.

Cependant, il semble que la haute administration ait rapidement identifié un risque de déséquilibre dans cette équation. En effet, annoncer une baisse des coûts sans la compenser par une hausse opportune ailleurs pourrait compromettre la stabilité de nos habitudes financières. C'est donc avec une logique implacable que nous apprenons une réevaluation à la hausse significative des prix des produits laitiers, qui prendra effet le 8 novembre.
Nous parlons ici de produits de première nécessité ou de consommation courante. Par exemple, le Lait Caillé Nature 1L qui bondit de Rs 96,80 à Rs 100.25, ou encore le Yop Vanille/Kiwi/Fruits et Céréales 250g qui passe de Rs 36,85 à Rs 38,20. Les hausses, allant parfois jusqu'à Rs 13 par produit, sont loin d'être négligeables dans le panier d'une famille.

Cette manœuvre illustre parfaitement la cohérence de la gestion économique actuelle: ce qui est accordé d'une main est méticuleusement repris de l'autre. La faible économie réalisée à la pompe est ainsi réinvestie, bien malgré nous, dans un produit aussi essentiel qu'un dessert lacté. Il ne s'agit pas d'une incohérence, mais bien d'une stratégie finement ajustée visant à maintenir un niveau de défi constant pour le budget des ménages.

Félicitons donc l'ingéniosyité de ce système qui s'assure que, même en période de "nu pu rempli caddie avec Rs 5000, prix pu baissé.." la vie ne devienne jamais ennuyeusement abordable.

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