Vision 2050 : le mirage d’un gouvernement incapable de gérer demain matin


Pendant que le gouvernement parade avec sa “Vision 2050”, vendue comme une feuille de route ambitieuse pour transformer Maurice en économie avancée, une réalité beaucoup plus brutale s’impose : ce même gouvernement semble incapable de gérer correctement les prochaines semaines.

Vision 2050. Intelligence artificielle. Économie bleue. Fintech. Résilience. Les mots sont beaux. Le storytelling est propre. Le vernis est impeccable. Mais derrière cette mise en scène stratégique, le pays tangue. Coût de la vie sous pression, incertitudes économiques, gestion hésitante de dossiers sensibles, lenteurs administratives qui étouffent initiatives et investissements. Le quotidien des Mauriciens n’a rien d’une vision futuriste, il est marqué par l’imprévisibilité. Et c’est là toute la contradiction.

Un État qui prétend anticiper 2050 mais qui subit 2026. On parle de planification à 25 ans alors que les décisions à court terme donnent l’impression d’être prises dans l’urgence, sans cap clair, sans cohérence, parfois même sans anticipation minimale. La vérité est simple, presque dérangeante :

Vision 2050 n’est pas un projet. C’est un écran de fumée.

Un exercice de communication sophistiqué destiné à projeter une image de maîtrise et de projection stratégique, alors que les fondamentaux, gouvernance, discipline, efficacité administrative — restent fragiles. Car une vraie vision nationale ne commence pas dans des ateliers de consultation ou des documents bien structurés.

Elle commence par la capacité à gérer le présent. Or aujourd’hui, les signaux sont inquiétants. Un pays qui peine à stabiliser ses priorités immédiates. Un système qui réagit plus qu’il n’anticipe. Une gouvernance qui donne le sentiment de courir derrière les événements.

Dans ces conditions, parler de 2050 relève presque de l’ironie. Ou pire, du déni. Car aucun pays ne devient une économie avancée sur la base d’intention. Cela demande des décisions courageuses, une exécution rigoureuse et surtout, une crédibilité.

Et la crédibilité ne se décrète pas. Elle se construit. Jour après jour. Décision après décision. Aujourd’hui, la question n’est plus de savoir si Vision 2050 est ambitieuse. La question est beaucoup plus brutale : ce gouvernement est-il seulement capable de gérer les 50 prochains jours ?

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