Pendant que les Mauriciens célébraient paisiblement la fête lunaire, accueillant l’Année du Cheval, symbole universel de travail acharné, de noblesse et d’élan, l’atmosphère était à la prospérité, à l’effort récompensé, à l’harmonie.
Le Cheval inspire, il tire la charrue, il porte la nation. Soudain, la bombe est tombée à 22h00, le 17 février. Sans pétard ni dragon, mais avec la poésie glaciale d’un e-mail automatique signé Meta. À partir du 1er mars 2026, toute publicité Facebook facturée à une adresse mauricienne se verra enrichie d’un gracieux +15 % de TVA.
Une bénédiction fiscale, livrée de nuit, pendant que le peuple célébrait la chance et l’abondance. Car dans cette Année du Cheval, le travail est bien là, mais la récompense semble avoir changé de cavalier. Les PME travaillent, investissent, communiquent et découvrent que la TVA n’est récupérable que si elles sont déjà enregistrées à la TVA.
Pour les autres, l’effort devient offrandes. L'entrepreneur, lui, trébuche. Et pour toute question? Appelez le Mauritius Revenue Authority, bien sûr. Traduction officielle : le texte existe, débrouillez-vous avec. (Finance Act 2025) Alors une question s’impose, presque naïve. Le Finance Act 2025 et cette notion floue de "digital entertainment" seront-ils expliqués clairement à la population?
Après la publicité, qu’est-ce qui vient? PUBG Mobile? Candy Crush? Le swipe du pouce, peut-être? Alors, travaille-t-on encore pour avancer ou simplement pour nourrir la machine ?
