Le Front Commun Kont Licenciement (FCKL) a une nouvelle fois lancé un appel en faveur de la réintégration des employés licenciés des collectivités locales, à la suite du jugement de la Cour suprême donnant gain de cause à la Local Government Service Commission (LGSC) dans l’affaire ayant conduit à la fin de contrat de centaines de travailleurs.
Le FCKL affirme avoir pris acte de la décision judiciaire, tout en soulignant que ce verdict ne saurait être interprété comme une condamnation des travailleurs concernés. Selon Dewan Quedou, l’un des dirigeants du front, les employés licenciés ne peuvent être tenus responsables des erreurs commises lors du processus de recrutement antérieur.
Il rappelle que le gouvernement actuel avait donné l’opportunité à ces travailleurs de soumettre une nouvelle demande d’emploi à travers des annonces publiques émises par la LGSC. Dans ce contexte, le FCKL appelle le ministre des Collectivités locales, Ranjiv Woochit, à réexaminer les dossiers des travailleurs dont la situation pourrait être régularisée dans le cadre du nouveau processus de recrutement.
Le front met également en avant l’existence de postes vacants au sein des conseils de district et des municipalités, estimant que la réintégration de ces employés permettrait d’éviter toute perturbation du fonctionnement des autorités locales. Une délégation du FCKL devrait prochainement solliciter une rencontre avec le ministre afin de plaider en faveur des travailleurs concernés.
Pour sa part, Dominique Marie, autre dirigeant du FCKL, a reconnu que la LGSC disposait légalement du droit de mettre fin aux contrats, ces derniers étant basés sur un recrutement « day-to-day ». Toutefois, il insiste sur le fait que le jugement reconnaît également que les licenciés ne sont pas à blâmer.
« Environ 1 300 personnes ont perdu leur emploi. Ce n’est pas le moment de les abandonner, surtout dans un contexte de cherté de la vie et de difficultés sociales croissantes », a-t-il déclaré. Il déplore également la suppression de l’allocation sociale dont bénéficiaient auparavant certains de ces travailleurs.
Le FCKL lance ainsi un appel pressant aux autorités pour que la priorité soit accordée aux licenciés, afin d’éviter un nouveau drame social et d’apporter une réponse humaine et responsable à cette crise qui touche de nombreuses familles.
