Le Mouvement Militant Mauricien (MMM) n’est pas prêt à claquer la porte du gouvernement. C’est le message clair livré par Paul Bérenger ce samedi, lors d’une rencontre avec la presse à l’issue du Comité central de son parti, tenu au Plaza à Rose-Hill.
Face aux interrogations persistantes sur l’avenir du MMM au sein de l’Alliance PTr-MMM-ND-ReA, le leader des mauves a tenu à remettre les pendules à l’heure. Il a affirmé que le Premier ministre, Navin Ramgoolam, fait actuellement « beaucoup d’efforts » pour concrétiser les changements promis lors de la formation de l’alliance gouvernementale.
Paul Bérenger n’a toutefois pas éludé les débats internes qui traversent son parti. Selon lui, trois courants coexistent aujourd’hui au sein du MMM : ceux qui estiment que le parti doit impérativement quitter le gouvernement, ceux qui prônent la patience en accordant du temps au Parti travailliste et au Premier ministre pour agir, et enfin ceux qui considèrent que le MMM doit rester coûte que coûte au sein de l’Exécutif.
Le leader du MMM a clairement indiqué son positionnement. Il se range dans la deuxième tendance, celle qui privilégie le temps et l’observation. « Il faut donner une chance au gouvernement, surtout au Premier ministre, pour faire avancer les choses dans la bonne direction », a-t-il soutenu.
Mais cette patience n’est pas sans conditions. Paul Bérenger a insisté sur la nécessité de résultats concrets, notamment sur deux dossiers majeurs : la réforme électorale et la mise en place d’une National Crimes Agency. À ce titre, il a été catégorique : des avancées tangibles devront être visibles dès la rentrée parlementaire prévue en mars prochain.
Un message qui traduit un MMM prudent, mais toujours engagé au sein de la majorité, en attendant de voir si les promesses politiques se traduiront enfin en actes.
